Mangas

Onani Master Kurosawa, pas qu’un manga de branleur

Onani Master Kurosawa est un doujin (manga amateur) de Ise Katsura et dessiné par Yoko. Il compte 4 tomes et bien qu’amateur, ce manga est puissant, touchant de justesse au point de le lire d’une traite. Il a fait un buzz sur le net il y a quelques mois et a également remporté le titre de meilleur espoir de l’anime grand prix d’Animeland cette année. ONK n’est pas du tout un manga hentai comme on pourrait le croire, j’espère que vous saurez aller au delà des préjugés pour découvrir un manga génial en tout point.

Kurosawa le branleur

Kurosawa, 15 ans, en dernière année de collège. Hobby : la branlette. Hé ouais, original ça comme passe-temps dans un manga ! La branlette, l’astiquage de poireau, le mastiquage de shinai pour certains, se palucher pour d’autres ou alors, le terme onanisme d’où le titre du manga.  Dès les premières pages, nous verrons donc Kurosawa faire sa petite affaire et nous ne pourrons, nous les gars, que comprendre son ressenti. Car j’en suis sur, c’est quelque chose que nous avons tous fait dans notre vie. C’est là la première force de ce titre : il nous parle à nous les mecs !

Bien sur (enfin je pense, moi c’est pas mon cas ^^), tous les ados ne font pas comme Kurosawa. Lui, il a son rituel bien calculé : attendre la fin des cours, lire à la bibliothèque et une fois tout le monde dehors, direction les toilettes des filles où il n’y a personne. Et se toucher en pensant très fort à sa victime du jour qui est présente dans sa classe. Chaque jour il change de fille, et dans les premiers chapitres, on aura donc droit à un manga drôle, qui fait rire. Le héros est carrément psychopathe au début, il élabore des plans pour se branler sans que personne ne se doute de rien. Les dessin aide aussi beaucoup à nous faire rire car pas mal de poses sont inspirées de Death Note. Si Kira a un Death Note, Kurosawa a sa queue !! Il se branle pour punir ses victimes et arbore des poses de fou furieux comme Kira.

Notre héros est solitaire à l’instar de la pratique de son activité, n’aime pas parler avec ses camarades de classes qui pourtant tente d’ouvrir des discussions avec lui, il se croit supérieur aux autres et tout ce qu’il souhaite, c’est être tranquille pour s’adonner à son plaisir personnel. Mais voilà, le gus va faire une rencontre imprévue avec une camarade qui découvrira son secret et celle-ci va le faire chanter en menaçant de révéler à tous son secret si elle n’obtient pas ce qu’elle souhaite. Cette personne, c’est Kitahara Aya, une jeune fille victime de violences de la part de ses camarades. Elle est pas aimée par les jolies filles du bahut, subit des brimades, du harcèlement et est humiliée par quelques pétasses. Entre elle et Kurosawa se nouera le premier lien que notre héros aura avec les autres. C’est là le fil conducteur du manga.

Parler de la suite serait faire office de spoiler. Et c’est ce que je souhaite à tout prix éviter. Sachez juste que Kurosawa va devoir s’adonner à la branlette sur commande de Kitahara, de là, notre héros va alors faire face à des choses inconnues pour lui : l’amitié avec ses camarades, l’amour avec une fille qui lui plaît, la haine envers d’autres, la violence qu’il pourra subir, la jalousie qu’il ressentira, les tourments qu’il aura, bref, il va faire face à un panel de sentiments et d’interrogations que ce soit à travers lui ou les autres. Et c’est là la deuxième force de ce manga : la justesse. Tout cela est traité d’une manière très juste, et c’est vraiment ce qu’on ressent car ce sont des choses qu’on a tous éprouvé. Il faut le lire pour comprendre la force de ce titre. J’ai vraiment trouvé ça génial, c’est touchant de justesse, j’ai pas trouvé de fausse note, le passe-temps du héros passe au second plan pour que l’on suive avec plaisir l’évolution d’un ado, d’un gamin, qui peut en bien des points ressembler au lecteur, aux problèmes qu’on aurait tous pu avoir quand on était môme, ou que vous traversez encore si vous en êtes à cet âge là. D’un branleur, Kurosawa va devenir un homme. Le tout de manière simple, pas casse-tête du tout, ce qui donne vraiment envie de continuer à lire. Il y aurait pas eu cette période coupe du monde, j’aurais lu tout cela d’un coup. Il y 31 chapitres répartis en 4 tomes.

Le dessin est aussi pas mal du tout, ça fait brouillon quand on voit les pages mais elles sont bien dessinées, la mise en page est bonne, on sent l’inspiration qu’a eu la dessinatrice sur d’autres titres. Pas mal de poses font sourire car immédiatement, on pensera à Code Geass ou Death Note. Les différents protagonistes sont bien représentés, reconnaissables, le trait du dessin est vraiment très bien et ne gêne absolument pas.

Le manga étant amateur, les auteurs ne travaillant pas dans une maison d’édition, vous ne le trouverez pas en France chez un éditeur. Peut-être un jour, sait-on jamais. Vous pouvez lire les scans chez la team Noname. Il leur reste quelques chapitres à traduire, le reste est disponible en anglais chez Emergency Exit’s.

Il ne s’agit pas du tout d’un manga hentai bien que la première chose qu’on voit, c’est une masturbation. L’histoire, accessible à tous, va vraiment progresser et racontera l’histoire d’un jeune homme qui devra s’assumer. Il peut être votre héros à vous les jeunes, bien plus qu’un Naruto ou tout autre héros du Jump. A lire absolument.

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COMMENTAIRES

8 commentaires pour “Onani Master Kurosawa, pas qu’un manga de branleur”

  1. J’ai lu 4 chapitres dont deux dans le train ce matin.
    J’accroche vraiment ! On se retrouve un peu dans le manga (pas forcément coté branlette), niveau scolarité, on a toujours un groupe qui font chier une personne en particulier, qu’on a envie de casser la gueule mais qu’on se retient quand même , et parfois on rit de ce qu’ils font.
    J’attends beaucoup de lire la suite, c’est pas mal marrant et le dessin est très sympatique à voir !

    Posted by Ringo | juin 17, 2010, 12 h 14 min
  2. Tout d’abord, merci de m’avoir fait découvrir ce manga, il est énorme. Au début on rigole, le héro se croit au dessus de tout le monde (sa rappel d’autre manga tient) et il vit ce que n’importe quel ado peut vivre!
    Je vais pas spoiler mais la fin est très bien, et il ma méga blazé^^

    Posted by Tana | juin 19, 2010, 15 h 24 min
  3. Idem, je te remercie de m’avoir fait découvrir, ce mangas, je suis au chapitre 29 et vivement la suite.  J’aime vraiment comment prend la tournure à la fin du mangas, enfin bref un bon manga. Et je surkiff comment le persos est une copie de Raito et Lelouch =D

    Posted by alandu27 | juin 21, 2010, 18 h 22 min
  4. J’ai bien aimé le coté sombre et machiavelique du heros qui va peu a peu s’eclaircir.
    Manga très sympa. Très bon conseil

    Posted by Miko | juin 22, 2010, 21 h 56 min
  5. Ça y est, moi j’ai tout lu (j’ai fini en pleine journée de stage !) !
    Vraiment bon, touchant et extraordinaire, de plus ça se lit vite et notre branleur montre son coté lumineux assez vite. J’ai pas pu attendre la traduction alors j’ai fini avec les tomes en anglais, j’adore !

    Posted by Ringo | juin 23, 2010, 15 h 25 min
  6. c vraiment special mais vraiment bien aussi

    Posted by fetish | juillet 21, 2010, 19 h 06 min
  7. et ce qui est vraiment bien c qu il assume ses actes, un vrai mec quoi (un peu malsain quand meme)

    Posted by fetish | juillet 21, 2010, 19 h 13 min
  8. Finalement touchant de vérité, c’ est très exactement ce qu’on recent pendant la lecture, on apprecie autant le trait agreable de l’auteur, qui bien qu’amateur nous livre un travail remarquable et de qualité, que l’evolution positive du personnage. A lire

    Posted by Aepoque | juillet 26, 2010, 1 h 19 min

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